Elle est située sur une péninsule au bord de l'océan Atlantique au nord-est du pays. Elle comptait 2 714 119 habitants en 2006 (plus de 3 200 000 pour l'agglomération la même année).
Première capitale du Brésil de 1549 à 1763, Salvador de Bahia a été un point de convergence des cultures européennes, africaines et amérindiennes.
C'est le port principal de la région Recôncavo Baiano. Il y a environ deux heures d'avion entre Salvador et São Paulo.
Elle a été, dès 1558, le premier marché d’esclaves du Nouveau Monde à destination des plantations de cannes à sucre.
La ville a pu préserver de nombreux exemples exceptionnels d’architecture Renaissance. Les maisons polychromes aux couleurs vives, souvent ornées de décorations en stuc de grande qualité, sont une des caractéristiques de la vieille ville.
Salvador de Bahia fut et est toujours capitale du Brésil mais seul le domaine concerné a changé. Au XVI siècle cette ville de la côte est du pays était le siège de l'administration royale avant le transfert des pouvoirs à Rio de Janeiro en 1763. Aujourd'hui c'est la capitale musicale et artistique du pays, c'est de moins ce qu'affirment nombre de Brésiliens et ce que confirment la grande majorité des touristes de passage dans cette ville. Ou à plus proprement parler de passage dans le quartier de Pelourinho qui est le quartier historique de la ville.
"Bahia de os Santos" (la Baie de tous les Saints) a été découverte en 1502 par Amerigo Vespucci et la ville principale de l'époque, créée en hauteur sur une crête parallèle au bord de mer, a su résister à toutes les agressions pour parvenir jusqu'à nous.
La ville basse et le port ont pour leur part été altérés au fur et à mesure des siècles et aujourd'hui cette zone de Salvador de Bahia ressemble à une grande ville moderne brésilienne, la dernière évolution principale datant de la fin des années 60 quand la ville a vu sa population doubler en dix ans, passant de 650 000 à 1 200 000 habitants suite au développement industriel de la région.
Alors si aujourd'hui la ville basse présente un moindre intérêt pour le touriste (doublé d'une sécurité toute relative qui est toujours l'apanage des cités brésiliennes et des quartiers moins favorisés et surveillés), le quartier de Pelourinho et ses abords proches concentrent toutes les caractéristiques d'une vieille ville historique ce qui valut à cette zone d'être classée par l'Unesco sur la liste du patrimoine mondial en 1985.
Sa dénomination exacte est São Salvador da Bahia de Todos os Santos, « Saint Sauveur de la Baie de Tous les Saints ». Elle est située au bord de la baie du même nom.
Et si l'heure tourne et que l'après midi cède sa place à la soirée et à la nuit, le visiteur verra un autre visage du Pelourinho. Tout le quartier raisonne alors de la musique "bahia". Si de jour on apprécie l'architecture colonialiste construite grâce aux fortunes souvent bâties sur le triste commerce des esclaves, le soir le visiteur prend réellement la mesure de la valeur de l'énorme métissage issu de la convergence des cultures européennes, africaines et amérindiennes.
Les pratiquants de capoeira (un art martial brésilien effectué en musique et qui ressemble beaucoup à une danse), les orchestres de percussions répétant pour le carnaval (point d'orgue absolu de l'année et se déroulant en février) et les concerts de musique samba investissent les rues du quartier et une foule constituée de touristes mais surtout d'habitants de toute la ville converge ici pour vibrer au tempo de la nuit brésilienne.
Bahia la Noire, le plus beau fleuron du Brésil colonial, grandit, se transforme, se modernise. Sans pour autant perdre son âme : le charme et les rythmes qui l'ont rendue célèbre.
Une Ladainha de Mestre Bigodinho que l'on peut retrouver sur le CD de l'association Association Brésilienne de Capoiera Angola, lenço de Seda (foulard de soie).
Iê
Na ladeira do Pelourinho,
Eu tambem ja joguei la!
E chegando, eu perguntei, colega meu!
Pelo Mestre do Lugar!
Pastinha se levantou, colega meu,
Veio comigou conversar!
Eu ainda nao comecei,colega meu,
Que os mestres 'tao pra chegar!
Ja chegou Seu Zacharias,
E chegou mestre Traira, Colega Meu,
Falto o Mestre Waldemar
Camaradinha,
E Hora, e Hora! Iê, é hora,é hora camara!
E Galou Cantou! Iê Galou Cantou, camara!
Iê cocoroco! Iê cocoroco, camara!
Traduction de Na Ladeira do Pelourinho, Eu Tambem ja Joguei la:
Moi aussi j'ai déjà joué,dans la montée du Pelourinho:
Iê
Dans la montée du Pelourinho,
J'ai déjà pu aussi y jouer!
En arrivant, j'a demandé, mon ami,!
Où se trouvait le Maître des lieux!
Pastinha s'est levé, mon ami,
et vint converser avec moi!
Je n'ai pas encore commencé, mon ami,
que les Mestres sont déjà en train d'arriver!
Mr Zacharias est déjà là,
vint aussi Mestre Traira, mon ami,
il ne manquait que Mestre Waldemar
L'Ami,
Il est l'heure, il est l'heure! Iê, Il est l'heure, il est l'heure, mon ami!
Et le coq a chanté! Iê le coq a chanté, mon ami!
Iê cocorico! Iê cocorico, mon ami!
Le trajet en bus Belem - Salvador a duré environ 35h. Les bus etant assez comfortable, on a pu dormir une bonne partie du temps. Mais bon, c'est quand même un peu long. Heureusement, les pauses sont fréquentes, ce qui permet de prendre l'air et de se degourdir les jambes. A noter qu'il fait bien froid la nuit dans le bus, avec la clim á fond. On arrive finalement á Salvador vers 2h du mat et on file á l'endroit recommandé par Daniel et Dalva.
Salvador est constituée d'une ville haute (oú l'on trouve le Pelourinho) et une ville basse. La ville haute est la partie touristique. Apres le petit dej, premier contact avec la ville: Du Bob marley dans la rue... +1 pour Salvador, s'ils me prennent par les sentiments...
On part donc se ballader dans le Pelourinho (Pelo). On nous met entre-temps un bracelet au poignet en guise de bienvenue (Il faut faire 3 voeux, qui se realiseront lorsque le bracelet tombera de lui-même). Le Pelo c'est magnifique: plein de couleurs, des ruelles, des eglises partout, une ambiance particuliére..., assez fliqué en revanche, et pas mal de touristes.
La ville haute est superbe même si la pauvreté et la mendicité sont plus presentes que dans les autres villes: Pas mal de sdf, de drogués, des enfants qui mendient et qui te suivent... Mais bon, c'est pas si oppressant que ça.
En fin de journée, posé sur le parvis d'une eglise, je regarde un peu de capoeira. On se prend ensuite une caïpi (bien chargée) dans le Pelo et on mange un bout, tout ça en musique!
Hier (mardi), est ce que l'on pourrait appeler une journée claque ! Comme il fait beau, on decide de passer la journée á la plage. Le gérant de l'hôtel nous conseille "praia do flamengo" á 1h de bus de la ville. Assez loin donc mais ça vaut le détour. La route pour y aller est sympa car elle longe la côte. Une fois arrivés, on se loue des transats, une table, un parasol, des chaises...la totale pour sur-kiffer ! Je me prend ensuite un jus d'orange et Julien une coco gelado, tout ça aggrémenté de noix de Cajou. Mais attendez, pas le jus d'orange coupé á l'eau et les noix de cajou toutes pourries achetées dans le métro. Nan nan, lá c'est 500ml de jus d'orange fraichement pressé et des noix de cajou d'une saveur...no comment. Enfin voilá, tout ça pour dire qu'on est dans un petit coin de paradis et qu'on est bien. On profite de la plage jusqu'á 16h puis on rentre á Salvador. Petite surprise en rentrant, je me suis transformé en "Omar le Homard" ! J'ai des coups de soleil sur tout le corps c'est horrible. En tout cas, y'en a un que ça fait bien rire...!!!! Moi ça m'enerve un peu quand même, car on a fait super attention, on est resté á l'ombre, mis de la créme... Je suis donc en mode Biafine (ça va nettement mieux aujourd'hui)!
Pas decouragés pour autant, on retourne dans le Pelo, car le mardi, c'est la fête ici...et la voilá la vraie grosse claque de la journée, gigantesque celle lá: On tombe sur un groupe de percu (~ 12aine) qui font le tour du Pelo. Je ne sais pas trop comment décrire l'ambiance tellement c'est enorme. Une ambiance de rêve, á pleurer ! Les percu et les danseurs sont impressionants, c'est incroyable, impossible de bouger comme eux! Je vous promets, une ambiance de malade, tu te laisses prendre au jeu, impossible de faire autrement. En plus, ce n'est pas un attrape-touriste, ou un truc du style, ils font ça pour eux, pour nous, simplement parce qu'ils prennent du plaisir, et que ça fait partit de leur style de vie. Rien que pour cette ambiance, Salvador vaut le detour!
Je ne suis pas sûr de bien décrire ce que l'on a vecu hier, mais c'est assez difficile á exprimer. Cette impression de bien-être, de joie de vivre, partagée avec tout le monde...tudu bom !!!
Enfin voilá, aujourd'hui et demain on continue de profiter de Salvador puis on partira pour la Chapada de Diamentina.
There's a natural mystic blowing through the air...
Biz.